Le 1er décembre, le coup d’envoi de la Coupe arabe de la Fifa a été donné au Qatar. Six sélections africaines sont en lice. Certaines profiteront de l’occasion pour préparer, au moins partiellement, la CAN, qui, elle, s’ouvrira le 21 décembre au Maroc.
Le Qatar est en Asie ce que le Maroc est en Afrique. Leur principal point commun n’est pas leur appartenance au monde arabo-musulman. Dans le domaine du football, l’émirat et le royaume sont devenus des lieux incontournables, où les compétitions se succèdent.
On ne compte plus les événements qu’ils ont accueilli ou qu’ils s’apprêtent à accueillir. Le Qatar a notamment organisé la Coupe du monde 2022, ce que le Maroc, chez qui se déroulera la Coupe d’Afrique des nations (CAN) à partir du 21 décembre prochain, fera en 2030 avec l’Espagne et le Portugal.
Cette année, le Qatar abrite la Coupe arabe de la Fifa pour la deuxième fois, après une édition de 2021 remportée par l’Algérie. Il sera de nouveau l’hôte du tournoi en 2029 et en 2033. Cette compétition, qui existe depuis 1963, a longtemps été organisée par l’Union des associations arabes de football, et a toujours été disputée sur le sol asiatique (Liban, Koweït, Irak, Jordanie, Arabie saoudite, Syrie et Qatar). L’Irak est le pays le plus titré (4 coupes), devant l’Arabie saoudite (2), le Maroc, la Tunisie, l’Algérie et l’Égypte (1).
La Fifa a donc repris « la marque » Coupe arabe à partir de 2021. Pour cette 11e édition, qui se dispute à seize équipes, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et l’Égypte sont directement qualifiés pour la phase finale. Les Comores et le Soudan complètent le contingent africain après avoir franchi le tour préliminaire, au cours duquel la Libye, la Somalie, le Soudan du Sud, Djibouti et la Mauritanie ont échoué.
Cependant, l’Algérie, le Maroc, l’Égypte et les Comores ont envoyé au Qatar une sélection A’, avec un sélectionneur différent de celui de l’équipe A, et des effectifs où se mêlent joueurs locaux et joueurs expatriés, notamment dans les pays du Golfe, mais aussi en Europe. « Quelques joueurs des Comores qui participeront à cette Coupe arabe seront retenus dans l’équipe de leur pays qui disputera la CAN », précise cependant l’Italien Stefano Cusin, sélectionneur des Cœlacanthes [au Qatar, l’équipe comorienne est entraînée par Hamada Jambay].
Le Soudan a envoyé dans l’émirat une équipe très proche de celle qui évoluera au Maroc à partir du 21 décembre. Quant à la Tunisie, qui a débuté par une défaite face à la Syrie (0-1), elle fera appel pour la CAN à plusieurs joueurs présents au Qatar. Ce n’est donc pas un hasard si James Kwesi Appiah, le sélectionneur des Faucons de Jediane, et Sami Trabelsi, celui des Aigles de Carthage, sont du voyage à Doha.
Cette Coupe arabe de la Fifa présente un intérêt financier évident : sa dotation globale atteint 36,5 millions de dollars, contre 32 millions pour la CAN. Le vainqueur empochera 7,1 millions de dollars (celui de la CAN, 7 millions), le finaliste 4,2 millions (celui de la CAN, 4 millions), le troisième 7,8 millions (celui de la CAN, 2,5 millions) et le quatrième 2,1 millions (celui de la CAN, 1,3 million).
2025-12-04T09:13:13Z